C’est une première à l’arboretum. Deux mois durant, entre février et avril, un appareil photo, fourni par le lycée agricole de Oeyreluy, et fixé sur le tronc d’un bouleau a pris des centaines de photos sur une carte mémoire, toujours sous le même angle, à la cadence d’un cliché toutes les cinq minutes. La nuit, l’appareil était au repos.
L’idée était d’obtenir en accéléré deux mois de la vie d’une zone de l’arbo. Ce procédé à un nom : time lapse. Il est couramment utilisé dans les documentaires. Si vous des nuages qui traversent rapidement le ciel ou une plante qui sort de terre et pousse en un rien de temps, c’est du time lapse.
A l’arbo, le bilan de l’opération est mitigé. L’appareil photo a pris quantité de photos qui, mises bout à bout, permettent de voir en moins d’une minute, les arbres sortir de leur torpeur hivernale, les premières feuilles apparaitre sur les branches et se développer. Le tout sous un ciel constamment changeant. Parfois d’un bleu profond, parfois d’un gris sinistre, parfois chargé de nuages qui galopent dans le ciel.
Mais ce que nous n’avions pas anticipé c’est que le tronc de bouleau sur lequel était fixé l’appareil photo, malgré son envergure, oscillait fréquemment sous l’effet du vent, et que le mouvement, amplifié par la distance, donnait des images instables, trop mouvantes pour être exploitées. Il aurait fallu installer l’appareil photo sur un support stable.
C’est ce que nous ferons l’hiver prochain. Il suffit d’être patient.
