L’hiver est une saison pénible, déplaisante, à l’arboretum. C’est particulièrement vrai en ce début d’année. Certes, les vols de palombes, dont on entend le frou-frou des ailes avant de les voir dans le ciel est un magnifique spectacle. Mais la météo est peu engageante. Le brouillard peut s’incruster pendant des jours et des jours et boucher l’horizon. Surtout la pluie est là, tenace.
Il a beaucoup plu ces derniers mois. Et ça continue. La terre est gorgée d’eau. Des ornières géantes gangrènent le sol. Il suffit d’un coup de vent pour que les acacias – très nombreux – qui jouxtent l’arboretum se couchent sur le sol. Certains malmènent des arbres de l’arbo proches ; d’autres s’affaissent sur la clôture qui entoure pour partie l’arbo facilitant la venue des chevreuils. Dans tous les cas, pour réparer les dégâts, il faut des heures de travail, tronçonneuse à la main, avant de dégager les arbres touchés et de redresser la clôture.
C’est ce qui m’est arrivé en cette fin d’année. Trois acacias m’attendaient couchés sur la terre. Seule touche positive : c’est autant de bois de chauffe pour les hivers suivants.
Un autre désagrément des sols gorgés d’eau c’est qu’ils ne facilitent pas la tâche de qui veut planter des arbres. La terre argilo-limoneuse qui est celle de l’arbo colle aux outils dès lors qu’il s’agit de creuser un trou. Les mottes de terre sont lourdes à remuer, difficiles à briser. J’ajoute que la conduite du tracteur sur ce type de terrain devenu glissant est désagréable. Il faut être prudent.
Je n’ai donc pas encore planté d’arbres. Les plus grands – une trentaine – attendent sagement dans la nurserie toute proche des conditions climatiques plus favorables. Rendez-vous donc en février pour eux. Les autres, trop petits à mon goût, pour être plantés patienteront une ou deux années supplémentaires.