Un arbre sans étiquette sur son tronc ou accroché à une branche est comme un tableau de peinture sans cartouche. Un objet inachevé, incomplet, amputé de quelque chose. Se promener dans un parc botanique dont les arbres ne sont pas clairement identifiés est une source de frustration.
Quels renseignements attend-on? Le nom de scientifique complet et le nom vernaculaire, le nom usuel, de l’arbre. C’est un minimum. L’année de plantation est tout aussi indispensable. S’y ajoute pour celui qui l’a planté un numéro qui renvoie à une fiche (numérique ou sur support papier) plus complète. Y est indiqué l’origine de l’arbre (la pépinière où il a été acheté), éventuellement le prix d’acquisition, le sol qu’il affectionne, et son comportement au fil des années.
Il reste à trouver le bon support matériel. J’en ai testé plusieurs avec des fortunes diverses. Conclusion générale : les supports bon marché ne résistent pas au temps et ceux qui résistent sont coûteux. J’ai donc essayé les étiquettes de couleur jaune en bois ou en plastique, celles flexibles et de couleur blanche utilisées par les pépiniéristes, les étiquettes de cuivre sur lesquelles on grave avec une pointe le nom de l’arbre, les QR code imprimés sur papier puis enserrés dans deux couches de plastique thermocollées.
Les étiquettes de bois ou de plastique pourrissent ou se cassent assez vite. Le texte écrit à l’aide d’un crayon s’efface peu à peu. Il faut constamment actualiser le marquage.
Le système le plus convaincant est celui des QR code. Un QR code c’est environ 300 signes d’informations. Or, en 300 signes on peut donner beaucoup de renseignements que n’importe quel téléphone portable saura lire instantanément si le site où l’on se trouve n’est pas hors couverture, bien sûr. Le problème est que deux ou trois ans face aux intempéries et le QR code risque de terminer en charpie ou de disparaitre. Le point de fragilité est l’œillet par où passe le fil de fer. Il se déchire.
Je n’ai pas (encore?) testé les imprimantes d’étiquettes type Dymo ou Brother mais le propriétaire d’un jardin botanique qui en utilise une m’assure que ça n’est pas non plus la solution idéale. Le procédé est lent (il faut taper chaque lettre, l’une après l’autre). Une simple erreur de lettre et il faut recommencer…
Reste la solution de la gravure laser sur un support bois. Je ne l’ai pas encore testée.