Chaque arbre de l’arboretum est géoréférencé. C’est-à-dire qu’un plan a été créé où chacun d’eux est positionné au centimètre près en fonction de trois valeurs (longitude, latitude, altitude). Pour arriver à ce résultat nos smartphones ne suffisent pas. Leur précision est de l’ordre de 4 à 5 mètres dans le meilleur des cas. Donc insuffisante lorsque les arbres sont proches les uns des autres.
Pour des indications très précises il faut passer par un système de référencement qui associe les données satellitaires et des balises terrestres. Les géomètres ont cet outil numérique. L’arboretum a pu en bénéficier de sorte que chaque arbre a été géoréférencé sur le terrain.
Le résultat est un fichier de type Excel qui ne demande qu’à être enrichi par l’ajout de colonnes. Une colonne pour préciser la famille de chaque arbre de l’arbo, son nom scientifique, son nom commun, l’année de la plantation, le pépiniériste fournisseur, l’état au fil des années…. Etape suivante la représentation du fichier sur écran grâce à un logiciel open source (à télécharger gratuitement), appelé QGIS. Des didacticiels nombreux sont disponibles sur internet qui expliquent son utilisation.
Le résultat est spectaculaire. Grace à QGIS on dispose sur écran d’un plan précis de l’arboretum avec lequel on peut jongler. On parle d’une couche de points. En cliquant avec la souris d’ordinateur sur un point quelconque, correspondant à tel ou tel arbre, apparaissent toutes les informations collectées sur cet arbre ; de la même façon rien de plus simple que de faire apparaitre tous les érables ou tous les chênes, ou l’ensemble des arbres plantés telle ou telle année…
On peut aller plus loin. Par exemple, superposer une couche de points (donc le plan de l’arboretum) et une image du site extraite de Google map, du Géoportail de l’IGN ou du cadastre. Ce sont des manipulations relativement simples même si elles demandent un peu d’apprentissage. Des didacticiels existent pour faciliter le maniement de ces outils numériques.
Les limites de ces outils – il y en a ! – nous les verrons la fois prochaine.