Le journal de l’Arbo

Après la tempête

La tempête Nil a fait des dégâts dans l’arboretum. Les vents violents – nettement plus de 100 kms/h – qui ont balayé le sud-ouest début février ont eu raison de plusieurs arbres. Non pas dans l’arboretum proprement dit, mais en bordure de celui-ci et au jardin d’essai.

Au jardin d’essai, ce sont les eucalyptus qui ont le plus souffert. Deux ou trois d’entre eux ont été déracinés et son couchés par terre. Pourquoi eux ? Parce que ayant conservé leurs feuilles, ils offrent une prise au vent bien supérieure aux feuillus, les chênes par exemple, déplumés en cette saison hivernale. Le sol gorgé d’eau a fait le reste. La tempête a également eu raison de plusieurs pins. Mais il s’agissait d’arbres malades, peu vigoureux.

Les autres arbres couchés au sol sont des robiniers (faux acacias). Ils étaient souvent âgés. L’un d’entre eux a eu la mauvaise idée de tomber sur la clôture qui délimite le jardin d’essai où a fait son retour, depuis quelques jours, un troupeau de brebis d’une race ancienne. D’où travaux de tronçonnage pour dégager la zone et relever la clôture. Le chantier est loin d’être terminé.

Bourrasques, déluge d’eau… n’empêchent pas le printemps de montrer le bout de son nez. Avant la mi-février, les premières fleurs, d’un rose délicat, ont fait leur apparition sur les cognassiers de l’arbo. Les érables à peau de serpent, plantés tout récemment, exhibent de minuscules feuilles. Les chatons de saules sont en fleurs. Et l’on entend davantage d’oiseaux dans le ciel. C’est bon signe.

Dans l’attente du printemps