Le journal de l’Arbo

Le printemps est là

Le printemps arrive à l’arboretum. Il est en avance de quelques jours sur le calendrier. Le changement n’est pas spectaculaire mais bien réel. Les arbres sont encore déplumés, mais pas tous. Le parrotia de Perse affiche de tendres feuilles au liseré sombre tandis que celles du cédrèle tirent sur le rose tendre. Les tulipiers de Virginie et les érables se réveillent. Les fleurs de sassafras éclosent. Celles des cognassiers, parmi les premières à se manifester, sont de toute beauté. Elles explosent alors que les fruits de la saison précédente jonchent encore le sol, parfaitement conservés pour certains. On attend maintenant les chênes et les liquidambars. C’est une question de jours si le beau temps se maintient et que les températures ne dégringolent pas.

Les chevreuils aussi sont de retour. Un érable à peau de serpent, planté il y a un mois à peine mais insuffisamment protégé, en a fait les frais. Une partie du tronc a été lacéré par un chevreuil. La blessure est partielle. Il s’en remettra. Ce ne sera peut-être pas le cas des diverses variétés de saules plantés il y a peu. Plusieurs ont perdu leur protection à cause du vent. Les chevreuils en ont profité. On peut redouter le pire.

Le nettoyage de printemps de l’arbo est presque achevé. Biodiversité oblige, l’herbe n’a pas été broyée sur toute la superficie de l’arbo (près de 10 hectares), mais uniquement dans les zones humides (et accessibles au tracteur) où elle était haute, dense, drue. Ailleurs, des  allées ont été tracées qui permettent au visiteur de se promener aisément.

Le rose s’estompe peu à peu